Bruno Rigutto - Liszt
"Dormir m’est plus cher et plus encore être de pierre
Aussi longtemps que l’injure et que la honte durent,
Ce m’est un grand bonheur de ne rien voir ni sentir.
Ne vas point m’éveiller, de grâce, parle bas." Michel-Ange
On sait l’influence puissante qu’exerça la figure amère du sculpteur sur l’âme de l’éphémère abbé Liszt. Il y a continuité entre les sombres méditations du florentin et les compositions funèbres d’un Liszt devenu méditatif, aux sonorités étrangement modernes .
Dès 1860, la Mephisto Valse met en scène la figure toute puissante d’un diable au double pouvoir de séduction et de mort, présent dès les premières mesures (quintes à vide grinçantes du fameux violon satanique). Initialement Danse dans l’auberge pour orchestre, cette transcription éblouissante excelle à dégager les accents sulfureux de la valse infernale, malgré l’allusion à l’invitation Weberienne -entraînant la figure déchue de la féminité rédemptrice…
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